Accorder de la place à la douleur, pour guérir…

Celles et ceux qui me connaissent le savent,

Et je peux moi-même vous l’affirmer : je suis réellement optimiste et ma foi en la vie est inébranlable !

Je me concentre sur la beauté que je perçois (presque) partout où mon regard se pose.

Je suis persuadée que cela m’a aidé à relever les défis qui se sont présentés à moi, et me permet jusqu’à aujourd’hui de me sortir sans trop de dégâts de situations réellement douloureuses.

Pourtant, ça n’a pas toujours suffit. Il m’a aussi fallu apprendre à voir la douleur, la tristesse, la souffrance et à les accepter en moi.

J’ai pu réaliser que si l’optimisme permettait de guérir plus rapidement, le déni de la souffrance la prolongeait d’autant…

Il existe selon moi plusieurs type de souffrances ; il y en a des plus volatiles que d’autres… elles passent sans trop s’accrocher. Mais certaines sont si profondes, si ancrées en nous, en notre histoire intime, qu’elles parviennent à nous bâillonner. Littéralement.

(C’est du moins ainsi que je les perçois).

Alors, autant que je le peux et tout en continuant à embrasser, de tout mon coeur, la beauté partout où je ressens sa présence, j’accepte d’accueillir la douleur lorsqu’elle se présente, sans me mentir, afin de pouvoir réellement guérir. Pour grandir. Et faire que ma peine ne soit pas vaine. Qu’elle ne se réduise pas à seulement me faire mal.

Pour autant je ne la retiens pas. C’est en cela que l’optimisme est merveilleux. Il me permet de pouvoir accepter mes souffrances, de savoir en tirer mes propres enseignements, puis de les laisser s’en aller, afin de guérir. Paisiblement.

Chantall