Accorder de la place à la douleur, pour guérir…

Celles et ceux qui me connaissent le savent,

Et je peux moi-même vous l’affirmer : je suis réellement optimiste et ma foi en la vie est inébranlable !

Je me concentre sur la beauté que je perçois (presque) partout où mon regard se pose.

Je suis persuadée que cela m’a aidé à relever les défis qui se sont présentés à moi, et me permet jusqu’à aujourd’hui de me sortir sans trop de dégâts de situations réellement douloureuses.

Pourtant, ça n’a pas toujours suffit. Il m’a aussi fallu apprendre à voir la douleur, la tristesse, la souffrance et à les accepter en moi.

J’ai pu réaliser que si l’optimisme permettait de guérir plus rapidement, le déni de la souffrance la prolongeait d’autant…

Il existe selon moi plusieurs type de souffrances ; il y en a des plus volatiles que d’autres… elles passent sans trop s’accrocher. Mais certaines sont si profondes, si ancrées en nous, en notre histoire intime, qu’elles parviennent à nous bâillonner. Littéralement.

(C’est du moins ainsi que je les perçois).

Alors, autant que je le peux et tout en continuant à embrasser, de tout mon coeur, la beauté partout où je ressens sa présence, j’accepte d’accueillir la douleur lorsqu’elle se présente, sans me mentir, afin de pouvoir réellement guérir. Pour grandir. Et faire que ma peine ne soit pas vaine. Qu’elle ne se réduise pas à seulement me faire mal.

Pour autant je ne la retiens pas. C’est en cela que l’optimisme est merveilleux. Il me permet de pouvoir accepter mes souffrances, de savoir en tirer mes propres enseignements, puis de les laisser s’en aller, afin de guérir. Paisiblement.

Chantall

Rester centré.e – Une fiche d’initiation pour apprendre à pratiquer chez Soi

Tenir le rythme,

Réfléchir à mille choses,

Assumer plusieurs rôles,

Accomplir plusieurs tâches,

C’est ce que finalement  nous sommes tenu.e.s de faire, bien souvent dès le plus jeune âge… même lorsque nous avons conscience que cet état de fait n’est pas naturel et qu’il ne joue pas en notre faveur.

Voici une nouvelle fiche de pratique, qui je l’espère saura vous aider, vous initier en douceur, à rester centré.e.s bien au coeur de vous, dans les remous de l’existence :

  • Choisissez un moment de la journée que vous estimez propice à faire le point, asseyez-vous au calme, et munissez-vous d’un carnet (si vous le souhaitez, il pourra vous servir à chacune de vos visites ici)
  • Ouvrez votre carnet sur un page vierge et tracez-y un cercle. Il devra être le plus grand que possible, de manière à ce qu’il prenne toute la page. Puis posez votre stylo.
  • Observez votre cercle et imaginez qu’il représente votre espace mental, avec en dedans toutes les préoccupations et obligations qu’il porte en ce jour. Imaginez le cercle les contenant toutes, inscrites sous forme de mots, de couleurs, d’images, de son… C’est peut-être un peu « fouillis »… c’est peut-être un peu « bruyant »…
  • Prenez votre temps pour vous représenter cette/ces image/s.
  • Lorsque vous êtes parvenu.e à percevoir le contenu dans cet espace de votre mental, reprenez votre stylo. Commencez par inscrire un point au centre de votre cercle. Ce point est votre centre, votre point d’équilibre.
  • Ecrivez maintenant dans le cercle, avec vos mots, vos couleurs, vos images, vos sonorités, ce qui mérite de siéger dans votre cercle, en prenant soin de ne rien inscrire sur votre point central. Faites le avec l’intention consciente de sauvegarder votre centre, votre point d’équilibre. Prenez votre temps.
  • Vous faite ainsi le point, vous sauvegardez l’essentiel, vous restez centré.e.
  • Prenez ensuite le temps de méditer, puis savourez une bonne tisane, au chaud…

 

Je vous souhaite une bonne pratique

à bientôt,

Chantall

Etre intensément Soi et savoir se soutenir – Une fiche pour pratiquer chez Soi

Chantall-09

Porter l’attention sur ce que l’on ressent, intensément…

Vivre son corps, intensément…

Etre Soi, intensément…

C’est être à la bonne place, de la meilleure des façons, dans la meilleure des conditions.

Mais être intensément Soi, ça peut aussi faire peur, car c’est un challenge au long cours qui n’exclut en rien les contraintes de chaque jours.

Etre intensément Soi c’est à la fois une évidence et un défi.

Heureusement, il est toujours possible de trouver un soutien lorsque l’on fait ce choix.

Ce soutien peut se traduire de mille façons différentes, à chaque instant.

Ce soutien réside bien souvent dans notre propre regard et dans la façon dont nous le posons sur nous et sur nos actions.

Voici une proposition de pratique que vous pourrez facilement mettre en oeuvre chez-vous, pour vous aider à vous soutenir vous-même dès que nécessaire :

  • Choisissez un moment de la journée que vous estimez propice à faire le point, asseyez-vous au calme, et munissez-vous d’un carnet (si vous le souhaitez, il pourra vous servir à chacune de vos visites ici)
  • Remémorez-vous le/les temps le/les moins heureux, voire le/les plus désagréables, des dernières heures passées,
  • Notez dans votre carnet ce qui vous semble ne s’être pas bien passé à ces moments précis, sans vous censurer (vous pouvez tout écrire en détail ou ne poser que quelques mots, vous pouvez exprimer vos sensations, vos émotions aussi bien que les simples faits… l’essentiel étant de vous sentir libre de mettre des mots et du sens sur les expériences que vous avez vécues)
  • Lorsque vous avez terminé de retranscrire votre passage, écrivez avec bienveillance et honnêteté, tout ce que votre coeur aurait eu besoin d’entendre au moment des faits énoncés. Des mots qui donnent du courage, de la force, de l’entrain… Des mots qui évoquent la compassion, l’empathie, la patience… Tous ce qui pourrait vous soutenir dans une situation similaire…
  • Une fois l’exercice terminé, prenez quelques instant pour méditer, et savourez une bonne tisane…

 

Je vous souhaite une bonne pratique,

à bientôt,

Chantall